Baromètre des ETI industrielles 2026 : retour de l’investissement, entre IA et décarbonation
Les ETI françaises retrouvent un peu d’élan en 2026. Leur activité progresse, les investissements repartent et l’emploi résiste. Pourtant, les tensions internationales, les coûts et la trésorerie imposent toujours la prudence. Le nouveau baromètre de Bpifrance Le Lab révèle surtout deux transformations majeures : la décarbonation et l’intelligence artificielle.
Le premier signal positif concerne l’activité. Le solde d’opinion sur l’évolution du chiffre d’affaires atteint +18 en 2026. Il progresse de huit points en un an. Les carnets de commandes suivent la même tendance. Ils devraient légèrement se regarnir cette année.
Cette amélioration reste donc fragile. Près de 55 % des ETI subissent encore des difficultés liées à la demande. L’industrie reste particulièrement exposée. Les données de la Banque de France confirment cette situation contrastée. En juin 2026, l’activité industrielle s’était raffermie après un printemps plus hésitant.
L’industrie doit composer avec une concurrence plus forte
La reprise ne signifie pas la fin des pressions économiques. La concurrence devient même le deuxième frein à l’activité des ETI. Elle concerne désormais 45 % des entreprises interrogées. Les industriels affrontent aussi une concurrence internationale, principalement chinoise. 35 % des ETI industrielles concernées la cite.
Face à cette situation, les entreprises doivent travailler plusieurs leviers : la productivité, la qualité, l’innovation, la réactivité et la maîtrise des coûts. La Banque de France observe également une pression persistante sur les prix des matières premières. Les métaux et certains composants continuent notamment de peser sur les coûts industriels.
Les investissements industriels repartent progressivement
Malgré ce contexte, les ETI veulent de nouveau investir. Cette reprise doit cependant composer avec un accès au financement plus complexe. 21 % des ETI déclarent avoir rencontré des difficultés pour financer leurs investissements.
Les données de l’Insee apportent un éclairage complémentaire. L’investissement des entreprises françaises a reculé au premier trimestre 2026. Cette évolution confirme l’importance des équipements productifs dans la transformation industrielle. Elle montre aussi que les décisions d’investissement restent très sélectives.
La décarbonation devient un investissement industriel
Le baromètre apporte un autre enseignement majeur. Les investissements verts produisent déjà des résultats concrets. 46 % des ETI ayant investi dans leur transition constatent une baisse des émissions ou de l’énergie utilisée. Les investissements ciblent notamment les équipements économes, les énergies renouvelables et le recyclage. Ces trois leviers occupent une place importante dans l’industrie.
Les ETI prévoient d’investir davantage dans leur transition verte avec une hausse moyenne de 29 % des montants investis. L’ADEME confirme cette logique. Elle présente l’efficacité énergétique, la sobriété matière, les énergies renouvelables et l’économie circulaire comme des leviers majeurs. L’organisme estime que la décarbonation peut renforcer la résilience économique des industriels.
L’intelligence artificielle entre dans les entreprises industrielles
La deuxième transformation majeure concerne l’intelligence artificielle générative. Son adoption progresse à une vitesse remarquable chez les ETI.. 82 % des entreprises industrielles utilisent l’IAG. Elle sert à produire des contenus, à rechercher et analyser des données. Les gains de productivité restent toutefois mesurés. Seules 17 % des ETI utilisatrices constatent déjà un gain de temps.
L’IA peut contribuer à améliorer les processus. Elle peut aussi renforcer la gestion des données et la prise de décision. Cette accélération rejoint la stratégie publique. Le plan national Osez l’IA vise notamment à atteindre 80 % d’adoption dans les PME et ETI d’ici 2030. La Direction générale des Entreprises a publié en juillet 2026, 88 solutions d’IA destinées aux PME et ETI. Certaines concernent directement le contrôle qualité industriel et l’analyse documentaire.
RHD : produire mieux grâce à l’industrie et au numérique
Cette évolution fait écho au modèle industriel développé par RHD. Spécialistes français du ressort industriel sur mesure, nous fabriquons des pièces destinées à des secteurs exigeants. RHD s’appuie sur un outil de production moderne. Notre organisation intègre également une gestion informatisée de la production. Cette approche renforce la traçabilité et la maîtrise des opérations.
Nous associons ainsi savoir-faire industriel et outils numériques tout rn améliorant continuellement notre efficacité environnementale. Cette approche s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation de l’outil industriel.
Les ETI internationalisées disposent d’un avantage
Le baromètre met enfin en évidence un facteur de confiance. Les ETI les plus internationalisées affichent les perspectives les plus favorables. Les entreprises réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires à l’étranger prévoient une progression de leur activité.
Cette ouverture apporte toutefois une nouvelle exposition. Les entreprises internationales rencontrent davantage de concurrence étrangère. Pour les industriels français, l’enjeu consiste donc à combiner proximité et ouverture. Cette stratégie rejoint d’ailleurs le positionnement de RHD. Nous réalisons 51 % de notre chiffre d’affaires à l’international, sur quatre continents.
2026 : une année pour accélérer la transformation industrielle
Le Baromètre des ETI 2026 dessine finalement une industrie résiliente. L’activité repart légèrement. Les investissements progressent. La transition écologique avance. L’intelligence artificielle se diffuse rapidement. Mais les entreprises doivent encore composer avec plusieurs contraintes. La demande reste incertaine. Les coûts demeurent élevés. La trésorerie reste sous pression. La concurrence internationale s’intensifie.
La transformation industrielle devient ainsi un enjeu de compétitivité. Décarboner, digitaliser et innover ne constituent plus trois stratégies séparées. Elles participent désormais d’une même ambition : produire mieux, plus efficacement et plus durablement.