La maintenance, pilier de la souveraineté industrielle

La maintenance se positionne comme un levier stratégique pour améliorer la compétitivité des usines. En effet, le contexte industriel français se montre des plus incertain, 119 fermetures de sites en 2024. Cette fonction assure donc une réduction des coûts de production, de la consommation énergétique et augmente la productivité, le nerf de la guerre commerciale en cours.
Contexte géopolitique complexe
La France évolue dans un contexte mondial instable. Les tensions géopolitiques freinent les investissements industriels. La relocalisation tarde à s’accélérer. Pourtant, notre souveraineté passe par une industrie forte sur notre sol. Dans ce cadre, la maintenance industrielle se présente comme une piste majeure pour pérenniser nos capacités de production. Elle exploite pleinement les équipements déjà en place. Elle limite les mises à l’arrêt coûteuses. Elle soutient ainsi notre compétitivité hexagonale.
Le bilan contrasté de la réindustrialisation
Selon La Tribune, en 2024, 119 sites industriels ont fermé contre 114 ouvertures en France, d’après le Baromètre de l’État publié en mars 2025 : le solde net reste négatif pour les créations d’usines.
Ces chiffres traduisent la lenteur de la relance industrielle qui met en péril l’emploi local. Face à cette situation préoccupante, la maintenance s’affirme comme levier essentiel pour redresser la tendance, sans recourir immédiatement à des investissements lourds.

Coût du temps d’arrêt et anticipation des pannes
Indu-Sol, spécialisé dans l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique, un arrêt de machine peut peser de 40 000 € à 200 000 € par heure. Prenons l’exemple d’une ligne capable de traiter 25 000 pièces par heure : chaque heure de panne génère jusqu’à 200 000 € de perte.
Les maintenances préventive et prédictive identifient les anomalies avant qu’elles ne provoquent l’arrêt des machines. Elles transforment un éventuel coût imprévu en une action planifiée.
Maintenance et performance énergétique
Au-delà de la continuité d’activité, la maintenance agit sur l’efficacité énergétique. Une étude du Bureau of Energy Efficiency révèle jusqu’à 30 % d’économies sur les systèmes d’éclairage et CVC [chauffage, ventilation et clim] grâce à un entretien régulier.
Dans le secteur lourd, la maintenance prédictive diminue de 15 à 20 % la consommation énergétique des équipements critiques, comme le montre ce rapport de ResearchGate. Ainsi, elle soutient la transition vers l’industrie bas-carbone tout en réduisant les dépenses opérationnelles.

Maintenance 4.0 : données et compétences
La maintenance d’aujourd’hui s’appuie sur l’IoT et l’analyse de données. Les capteurs connectés remontent en temps réel température, pression et dysfonctionnements. Les algorithmes de Machine Learning « prévoient » la défaillance possible.
Ainsi, les techniciens formés à ces nouvelles technologies peuvent intervenir plus efficacement. Les industriels qui déploient ces solutions rapportent 52,7 % de pannes imprévues en moins et 78,5 % de défauts en moins sur leurs lignes de production.
Un levier de compétitivité et de souveraineté
Comme le nucléaire hier, la filière maintenance émerge aujourd’hui comme un secteur stratégique. Elle figure parmi les sources les plus rapides de ROI pour l’industrie française.
Le Cluster France Maintenance Industries fédère 70 entreprises pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de maintenance. Cette dernière consolide nos usines, préserve nos emplois et renforce l’indépendance économique de la France.
RHD entre diversité technique et défi continu
Cette diversité constitue notre grande force, l’équipe de maintenance de RHD ne se limite pas à un seul domaine : c’est une vraie richesse en termes de compétences. Nos spécialistes interviennent sur toutes sortes de pannes : électriques, électroniques et mécaniques. La difficulté principale reste de tenir compte des évolutions techniques : il faut toujours être à jour. De plus, toutes les interventions doivent être réalisées en toute sécurité. Là encore, on doit disposer des dernières normes de sécurité.
Concernant le parc de machines, la maintenance permet de conserver l’existant en parfait état, voire de la moderniser. L’équipe s’appuie sur la démarche du Lean Manufacturing. RHD a mis en place un système de maintenance préventive, une gestion du stock de pièces détachées et la GMAO. Nous allons sans doute développer un sous-service consacré à la mécatronique [automates, variateurs, etc.]. Comme toujours, nous restons sur la voie de l’excellence continue.