Maxence Pouillot : la supply chain comme terrain de jeu
Maxence Pouillot, responsable de la supply chain depuis peu, entame sa neuvième année chez RHD, une entreprise qui l’apprécie autant pour sa capacité à progresser que pour celle qu’elle a à faire monter ses salariés en compétences. Un nouveau poste synonyme de défis à relever.
Maxence Pouillot prend place dans le siège et dégage une impression de calme. Le choix des mots et une certaine retenue dans ses réponses esquissent une partie de son caractère. Il a vu le jour il y a 34 ans à Saint-Cyr, dans les Yvelines.
Son enfance se déroule sans histoire, tout comme ses études, à Saint-Quentin-en-Yvelines. Il résume d’un lapidaire : « Je suis un enfant des Yvelines. » Maxence entretient avec sa petite sœur une relation plutôt classique de grand frère. Selon lui, elle est attirée par les arts et lui par le sport.
Une rencontre décisive avec le handball
Une enfance presque sans histoire n’est pas tout à fait exact. En effet, c’est dès son plus jeune âge qu’il se passionne pour le handball. Ce sport, il le pratique encore assidûment aujourd’hui, avec des rencontres au niveau régional. Le rythme est soutenu : entrainement deux fois par semaine et compétitions les week-ends.
Maxence possède un certain talent et peut-être même un espoir de carrière. Le jeune homme explique avec enthousiasme : « J’ai eu l’opportunité, durant mon cursus scolaire, en classe de seconde, de partir une année en Pôle Espoir à Dijon. » Il ambitionne alors de jouer au plus haut niveau. Pour lui, cette parenthèse s’inscrit dans la continuité de ses ambitions. Cependant, le handball joue un grand rôle dans sa vie. C’est grâce à ce sport et à une amie commune qu’il rencontre sa compagne.
Maxence rattrapé par ses études
Après cela, le jeune homme décroche son bac ES (économique et social) sans souci et poursuit son cursus à l’université. Il opte pour une licence en économie et gestion. Puis, attiré par le domaine, il se spécialise en logistique durant sa troisième année de licence. Enfin, il clôt sa formation initiale par un master en supply chain. C’est donc une suite presque logique qu’il dirige ce secteur aujourd’hui au sein de RHD.
Durant les deux années de master, Maxence a été marqué par ses professeurs et intervenants, qui apportaient leur vision opérationnelle et professionnelle du milieu. Il détaille : « Tous travaillaient dans de grosses boîtes, ou avaient même leur propre boîte. Ils pouvaient donc nous parler de la réalité, pas seulement de la théorie. Ensuite, ils pouvaient agrémenter cela d’exemples concrets. »
Séduit par les deux faces de la supply chain
Il revient sur son cursus et explique qu’après deux années passées en économie et gestion, le jeune homme cherche quelque chose de plus concret. La troisième année lui demande d’opter pour la finance, le management ou la logistique. Cette dernière le séduit car, dans ce domaine d’activité, il y a une partie analyse et une partie terrain.
Cette combinaison s’avère stimulante : « On a une visibilité sur les sujets auxquels on doit réfléchir et sur les actions à entreprendre. » Pour lui, le choix de la supply chain relève de l’évidence. Un métier à l’image de sa personnalité, partagée entre une grande force analytique et le besoin d’action.
Une carrière qu’il commence à tracer
Maxence suit deux années d’apprentissage au Technocentre Renault, à Guyancourt. Il évoque un travail orienté « projet-véhicule », très intéressant, mais où le côté « réalité-terrain » fait défaut. C’est chez SemiKron (aujourd’hui SemiKron-Danfoss), à Sartrouville, qu’il décroche son premier emploi. Cette société industrielle conçoit et développe des composants électroniques de puissance. Il souligne le contraste entre SemiKron et RHD : « On faisait des productions unitaires avec de grandes valeurs ajoutées, alors que RHD, on est sur des produits à faible valeur ajoutée, mais en quantité phénoménale. »
Grâce à une annonce, il arrive au sein de RHD en 2019. Son poste au sein de l’entreprise de ressorts industriels s’inscrit alors dans la continuité de son parcours. Toutefois, il s’accompagne d’une évolution de son périmètre. Récemment, il est nommé responsable de la supply chain. Avec pragmatisme, Maxence résume : « Ça donne un peu plus de cohérence au sein de l’organisation et permet de mettre en place les projets. Nous allons continuer la structuration de la société dans la direction qu’elle doit prendre. »
Les défis du futur
Son rôle de manager l’oblige à fédérer les équipes. En effet, il doit les faire adhérer aux projets à mettre en place. Le défi réside dans le fait que chacun a une vision et un caractère différents ; pourtant, il faut pouvoir leur donner une vision commune. Ses capacités d’analyse entrent en jeu afin de s’adapter aux personnes.
Maxence doit faire évoluer la partie supply chain. Il hérite du service logistique, dont les expéditions et les réceptions font partie, du planning et des achats. Le fraîchement nommé responsable bénéficie d’une vraie légitimité. Depuis, l’organisation évolue pour gagner en cohérence et en fluidité. Il synthétise ses propos : « Avant, c’était un peu cloisonné. En conséquence, on décloisonne, mais avec un cadre. »
Des valeurs fortes et des principes simples
Sa valeur fondamentale reste l’esprit d’équipe. Il le résume d’une formule claire : « Soit on perd ensemble, soit on gagne ensemble. » Maxence l’applique tant sur le plan professionnel que personnel. Mais il précise : « La cohésion de groupe passe aussi par le respect et l’écoute de chacun. »
Son couple partage ces valeurs, ainsi que celles du respect, qui lui sont chères. Selon lui, l’équilibre entre vie personnelle — avec deux enfants — et vie professionnelle permet de devenir la personne que l’on est. Et, pour lui, la transmission se révèle cruciale : « Voir les enfants grandir, leur transmettre une certaine vision de la vie, une éducation et des valeurs reste une fierté. Être aussi l’exemple et le modèle des générations futures qui souhaitent se développer en tant qu’êtres humains. »
Muscler la tête et les jambes
Le handball occupe une grande partie de son temps libre (deux entraînements hebdomadaires et des compétitions le week-end). D’ailleurs, son meilleur souvenir est lié au handball. Il raconte : « Une finale de coupe des Yvelines en moins de 18 ans, dans une ambiance assez folle, où l’on finit par une victoire dans les derniers instants du match. Les gens nous ont porté, c’était une explosion de joie, d’émotion assez intense. »
Quand Maxence a encore de l’énergie, il s’adonne à d’autres sports : running, badminton, basket et paddle. Amateur de sensations fortes, il ne résiste pas à une petite séance de saut à l’élastique. Appliquant le mens sana in corpore sano (un esprit sain dans un corps sain), le jeune homme est un lecteur assidu. Des ouvrages de développement personnel aux romans, surtout les thrillers, et un peu de science-fiction, sa curiosité semble sans limites.
RHD, un dynamisme inépuisable
Pour lui, RHD est une très belle entreprise qui, depuis son arrivée en 2019, n’a eu de cesse d’aller de l’avant et de se structurer petit à petit. Et il semble que ce mouvement se soit accéléré depuis l’arrivées de NCI et de BPI France, les actionnaires majoritaires. Un mouvement auquel les équipes s’associent pleinement. Malgré tout, Maxence souligne l’opportunité de disposer d’une certaine liberté dans ses actions.
De plus, il apprécie que la porte de Stéphane Mauduit (président de RHD) demeure toujours ouverte. La moindre question ou problématique se résout grâce aux échanges constructifs. Par ailleurs, il relève l’implication de Stéphane Mauduit : « C’est assez rare qu’un président mette ses bouchons d’oreille pour aller voir ce qui se passe à l’atelier, quand il y a un problème. » Justement, cette relation et cette vision de terrain poussent tout le monde à se fédérer avec lui pour RHD.